Impensé et impensable

mercredi 21 septembre 2022

Toute culture impose un impensé qui correspond au champ conceptuel qu’elle ouvre, mais aussi qu’elle clôt, pour qui y nait et y existe. En tout premier lieu par la langue dont elle use et à qui elle assigne des significations spécifiques. Celle-ci de son côté définit en creux un impensable, du fait de la finitude de son lexique et des règles de sa syntaxe qui structurent et limitent les possibilités de formulation de ce que nous pouvons penser.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Douce violence
(2 mai 2026)

Nous sommes devenus à ce point impuissants qu’il nous faut désormais justifier tout usage de la violence par une cause morale. En oubliant que toute morale est déjà la formalisation, au moins (…)

Comment beaucoup de mensonges font une vérité
(29 avril 2026)

Notre survie effective, en tant qu’espèce, dans le monde, dépend intégralement du mensonge. Mensonge quant aux contenus de celui-ci et à ses fonctionnements au regard des survenirs singuliers du (…)

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs
(25 avril 2026)

On dit avec raison que la peur est mauvaise conseillère. Parce que c’est un sentiment désagréable, inconfortable, dont on cherche à se débarrasser au plus vite, et par conséquent par des moyens le (…)

Le bâton sans la carotte
(22 avril 2026)

Le remords est le bâton qu’on se donne à soi-même lorsqu’on a suffisamment intégré les règles qu’impose la morale commune, et qu’on se sent obligé de suivre. C’est la voix du maître qui parle en (…)