Impensé et impensable

mercredi 21 septembre 2022

Toute culture impose un impensé qui correspond au champ conceptuel qu’elle ouvre, mais aussi qu’elle clôt, pour qui y nait et y existe. En tout premier lieu par la langue dont elle use et à qui elle assigne des significations spécifiques. Celle-ci de son côté définit en creux un impensable, du fait de la finitude de son lexique et des règles de sa syntaxe qui structurent et limitent les possibilités de formulation de ce que nous pouvons penser.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Peine-à-jouir
(12 septembre 2026)

La médiocrité dans le plaisir consiste à ne pas l’éprouver de ce dont on jouit, mais seulement du fait qu’autrui n’en jouit pas parce qu’on l’en a privé. — Par BLOOM

Faut-il réagir ?
(9 septembre 2026)

Au fond de toute réaction il y a du ressentiment : on en veut de sa simple existence à ce à quoi on réagit. On ne peut pas le surmonter par sa propre affirmation, alors on s’y oppose. — Par BLOOM

Jardin d’enfants
(5 septembre 2026)

Un des symptômes les plus visibles de notre infantilisation galopante consiste à réclamer haut et fort notre droit à l’autonomie lorsque celle-ci ne nous coûte aucun effort, mais à exiger l’aide (…)

A l’étroit
(2 septembre 2026)

Nous ne percevons que ce que nous permet notre perception et selon les modalités qu’elle nous impose. D’où on doit conclure à la relative exiguïté de notre monde. — Par BLOOM