On ne nous dit pas tout !

mercredi 5 avril 2023

Le complotisme se construit partir de deux présupposés. D’abord que tout dans le monde est nécessairement doté d’un sens déterminé, que le hasard n’y existe pas, que tout ce qu’il contient et la façon dont il est supposé fonctionner relève d’une explication. Ensuite que tout ce qui y survient découle d’une intention, d’une volonté qui peut en être rendue responsable, et à qui on peut le cas échéant demander des comptes. Ce qui constitue à la fois une négation radicale du réel et de ses singularités échappant à toute possibilité d’explication, mais constituant néanmoins le fondement de toute réalité. Et donne la possibilité de décharger le ressentiment qu’on éprouve du fait de cette radicale incomplétude du monde sur des figures qu’on y institue comme boucs émissaires responsables de celle-ci.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Mise en art
(20 mai 2026)

Lorsque l’art se retrouve dépendant des lieux où on l’exhibe, quand il n’est pas carrément conditionné par eux, on ne peut plus y trouver d’œuvres mais une pure mise en scène de ce que la commune (…)

Sérieusement ?
(16 mai 2026)

On confond souvent la gravité et le sérieux alors que la première n’est qu’une approximation simpliste qui se prend au sérieux et se donne des airs sérieux. Le sérieux, pour l’être réellement, ne (…)

Etais
(13 mai 2026)

Les mensonges ne dénaturent pas le monde – sa supposée vérité n’est qu’un mensonge qui a mieux convaincu, donc mieux réussi, que les autres – mais le font tenir debout et fonctionner à peu près. (…)

Un signe qui ne trompe pas
(9 mai 2026)

La marque de la puissance : en toute circonstance trouver – créer ? – le prétexte à se surmonter. — Par BLOOM