Retours attendus

mercredi 5 octobre 2022

L’attrait propre aux extrêmes, quelque figure qu’ils prennent, est leur simplisme, leur radicale absence de nuance, qui peignent un monde en noir et blanc. Ce qui d’une part ne requiert qu’un effort intellectuel minime, voire nul, pour se le représenter. D’autre part permet d’y trouver facilement des causes au ressentiment que le plus grand nombre éprouve face à l’indifférence entêtée du monde. Enfin permet de se poser en victime de celles-ci, de les condamner et d’en exiger réparation immédiate, pleine et entière, ce qui est le moyen le plus facile de se décharger de ce ressentiment. On comprend mieux leur retour systématique sur le devant de la scène à chaque période troublée, c’est-à-dire ne se prêtant pas à une lecture rapide, aisée et schématique du monde et de ses fonctionnements supposés.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Individualismes
(8 novembre 2025)

Il y a un individualisme conséquent, qui s’efforce de mener son existence selon ce qui lui convient singulièrement en assumant les conséquences, éventuellement dommageables, de son attitude (…)

De l’autre côté
(5 novembre 2025)

Il arrive un moment où tout ce qui fait effectivement œuvre dans le monde ne parvient plus à faire barrage au déferlement de la médiocrité et de l’ignominie de l’espèce, décuplée par les (…)

Pierre de touche
(1er novembre 2025)

Il faut savoir s’affronter à ce qui disconvient, pour le surmonter et aussi bien éprouver la pertinence de ce qui convient. Ce qui ne veut en aucun cas dire qu’il faut s’y prêter et l’accepter. (…)

Pathologie fatale
(29 octobre 2025)

Certains prétendent guérir l’espèce humaine de ses errements désastreux. Mais la malade est incurable, d’autant qu’elle dispose désormais des moyens technologiques de propager instantanément et (…)