Des concepts

mercredi 19 octobre 2022

Aucun concept, si pertinent qu’il se prétende ou qu’on le reconnaisse, n’est intemporel. Toujours il porte en lui des traces des contraintes que lui impose la commune culture de son temps, puisqu’il est forgé par un ou plusieurs individus de ce temps qui y sont inévitablement soumis. Ce qui ne le condamne pas à nous rester tout à fait étranger, sous réserve que nous n’oublions pas son historicité et que nous en usions avec lui de manière singulièrement anachronique, c’est-à-dire en y prenant et en y mettant ce qui nous convient pour en faire une notion opératoire pour nous, qui éventuellement nous fait penser. Avec tout ce que ça comporte aussi nous concernant de contraintes culturelles contemporaines plus ou moins perçues.
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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Pas de confusion !
(4 avril 2026)

Ce qui distingue radicalement le doute du soupçon est que le premier questionne la vérité, quelque figure qu’elle adopte, alors que le second questionne au nom de celle-ci. Le premier est (…)

Une vanité mal placée
(1er avril 2026)

L’homme, globalement, pense peu, et ça a toujours été le cas. Parce qu’il est globalement peu singulier et que penser est fondamentalement singulier. Et puis pour le plus grand nombre il s’agit (…)

Figures imposées
(31 mars 2026)

On ne cède ni on ne renonce à l’exercice d’un pouvoir. Soit on le délègue parce qu’on a réussi à exercer un pouvoir plus étendu, qui l’englobe. Soit on le perd parce que quelqu’un l’a pris et nous (…)

Moutonnerie
(28 mars 2026)

La forme la plus basse de l’indignité est finalement de céder à la médiocrité au seul prétexte qu’elle est partagée par le plus grand nombre. Celle de l’instinct grégaire. — Par BLOOM