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samedi 23 juillet 2022

Ce qui nous individue, nous fait exister et quelquefois vivre, nous échappe définitivement et irrémédiablement. C’est tout ce qui s’impose à nous de l’espèce, de la lignée dont nous sommes le surgeon, de la langue que nous parlons et de la culture qui en use pour se diffuser, des situations où nous sommes plongés. Avec ce que ça comporte d’inévitable hasard, qu’il soit génétique ou circonstanciel. C’est trop radicalement et singulièrement compliqué, trop intempestif, d’un passé à la lettre immémorial, pour que nous puissions jamais y accéder et y comprendre quoi que ce soit. Alors nous tentons de pallier ce manque, cette perte, par la croyance, aux dieux, au monde, au sujet, à l’Homme, à la science et à ses dérivés technologiques. A la première notion qui passe à portée de notre intellect et qui semble en mesure de nous distraire de cette absence radicale d’origine.

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Par Bloom

Les brèves dans Tribune

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(6 juin 2026)

Il faut toujours se tenir à distance des individus bruyants. Parce que le fracas des paroles ne fait jamais que masquer l’indigence de la pensée, celle-ci, lorsqu’elle survient, étant suffisamment (…)

Kairos
(3 juin 2026)

Le grand homme, celui qui est communément reconnu tel, est celui qui se retrouve au bon moment au bon endroit et qui en tire tout le profit. Une somme de hasards irremplaçable. — Par BLOOM

Pas d’issue
(30 mai 2026)

La jeunesse et la vieillesse sont des âges de déraison. La première par présomption, la seconde par débilité. Et entre les deux règne l’inconséquence. — Par BLOOM

Nous nous sommes tant aimés
(27 mai 2026)

Ce que nous reprochons fondamentalement à la science, surtout depuis qu’elle l’a irrémédiablement démontré, et qui fait que nous nous détournons à nouveau d’elle après nous y être voués, est son (…)